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Le menu du jour

Menu du 17 Août
  • Pâté de campagne
  • Avocat crevettes
  • ***
  • Carré de porc ; pôélée forestière
  • Quiche aux fruits de mer
  • Salade Cantalou
  • ***
  • Clafouti aux cerises
  • Baba au Rhum

Vins

Vins au pichet

  • Blancs    50 cl25 cl 
  •  
  • Bordeaux Graves aoc  17,20€ 8,60€ 
  • Bordeaux Sauvignon aoc   9,20€ 4,60€ 
  • Sancerre aoc  17,20€ 8,60€ 
  • Petit Chablis aoc  17,20€ 8,60€ 
  • Saint Pourçain aoc  9,40€ 4,70€ 
  • Chardonnay Colombard vop  9,80€ 4,90€ 
  • Bourgogne Aligoté aoc  11,20€ 5,60€ 
  • Château Fayau aoc  17,20€ 8,60€ 
  • Rouges    50 cl25 cl 
  •  
  • Côte du Rhone aoc  8,40€ 4,20€ 
  • Côte de Brouilly aoc  10,60€ 5,30€ 
  • Beaujolais-Village aoc  9,60€ 4,80€ 
  • Saint Pourçain aoc  9,40€ 4,70€ 
  • Bordeaux aoc  9,60€ 4,80€ 
  • Bordeaux Supérieur aoc  10,60€ 5,30€ 
  • Médoc aoc  17,20€ 8,60€ 
  • Hautes Côtes de Nuits aoc  17,20€ 8,60€ 
  • St Nicolas de Bourgueil aoc  15,90€ 8,00€ 
  • Chinon aoc  15,90€ 8,00€ 
  • Fleurie aoc  17,20€ 8,60€ 
  • Rosés
  •  
  • Côte de Provence aoc  9,20€ 4,60€ 
  • Saint Pourçain aoc  9,40€ 4,70€ 
  • Sancerre aoc  17,20€ 8,60€ 

Champagnes

  • René Sohet - brut premier cru (75cl)  48,90€
  • "R" de Ruinart - brut (75cl)  79,60€

Produits

L'AUBRAC : une viande goûteuse et colorée

L'Aubrac produit une viande de haute qualité, saine, colorée et goûteuse.
C'est une race rustique, adaptée aux rudes conditions montagnardes.
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      Bœuf fermier Aubrac
      (label rouge depuis 1999)

      Symbole de la qualité de l'élevage aveyronnais, le bœuf fermier Aubrac (pure race) est nourri exclusivement à base de végétaux, herbes ou fourrage.

      Les boeufs transhument sur les estives de mai à octobre à une altitude minimale de 800 mètres.

      La "Viande bovine d'Aubrac" (d'origine garantie IGP) est notamment commercialisée sous les marques :

      - "Fleur d'Aubrac", génisse engraissée exclusivement à l'herbe (Certificat de conformité produit - CCP).


Le Bleu d'Auvergne : fromage de terroir

Le Bleu d’Auvergne est un fromage au goût affirmé, parfumé et puissant issu d’un pays de montagne au climat rude qui s’offre tout en douceur par sa texture fondante.
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      AOC

      Fromage de terroir, le Bleu d’Auvergne tire son goût généreux de cette nature sauvage. Aujourd’hui encore, des hommes fiers de leur fromage, salé manuellement, affiné lentement, continuent à le produire dans le respect d’un savoir-faire que les années n’ont pas altéré.

      Il se fabrique essentiellement dans le sud du Puy-de-Dôme et le nord Cantal sur ces sols volcaniques qui possèdent une terre riche et sont, par excellence, le domaine des herbages. Là, les vaches se nourrissent d’une flore abondante et variée.

AOC SAINT NECTAIRE

La fabrication du fromage Saint-Nectaire est le fruit d’une longue expérience forgée au cours des siècles, alliée à des techniques modernes.
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      AOC

      Pour avoir droit à l’appellation d’origine "Saint-Nectaire", le fromage fermier doit être fait uniquement avec du lait issu d'un seul troupeau, provenant de la zone et être fabriqué à l’intérieur de celle-ci, matin et soir, sitôt la traite effectuée.

      Le Saint-Nectaire est un fromage à pâte non cuite demi-ferme, pressée, salée, à croûte fleurie, présentant des moisissures blanches, jaunes ou rouges, contenant au minimum 45 % de matière grasse et 52 % d’extrait sec.


AOC Cantal

Ce fromage est de ceux que l’on peut laisser longuement mûrir dans une cave fraîche et humide, entourés de soins.
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      Les fruits de l’affinage…

      Entre un et deux mois, il est dit " jeune " et garde un goût lacté, très doux, avec parfois une pointe de noisette ou de vanille. La croûte est fine, la pâte ivoire.

      Entre 3 et 6 mois, appelé " entre deux ", il prend une personnalité plus marquée, les arômes de beurre et de crème s’intensifient peu à peu et se renforcent de parfums d’un univers végétal. La croûte est boutonnée d'or.

      Enfin, au-delà de 6 mois, le Cantal vieux se parfume d’odeurs presque animales, poivrées et épicées … La croûte est épaisse, parsemée de fleurs rouges/orangées, la pâte est plus foncée.

Rendez-vous du Royal

Notre quartier

Un peu d'Histoire ...

Rue Cadet

La rue Lafayette commençait encore à la rue du Faubourg-Poissonnière; depuis lors elle a traversé de part en part la rue Cadet, qui a perdu du coup une quinzaine de maisons, dont quelques-unes seulement sont remplacées par des constructions neuves. Cette voie existait au XVIIème siècle sous le nom de rue de la Voirie. Doit son nom à M. Cadet de Chambine, propriétaire des terrains sur lesquels se trouvait l'ancien chemin qu'elle remplace (fin du XVIIIème siècle).
Notice écrite en 1858. (D'après Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, par Charles Lefeuve, paru en 1875)

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      N° 5, 7, 9, 13, 15, 16, 19, 21, 23, 24, 26, 28, 30.

      A Paris, la noblesse qui n'a pas fait ses preuves avant la Révolution, descend ordinairement des Halles. Là se réalisent, depuis longtemps les premiers des profits qui permettent à un maraîcher économe, laborieux et marié à l'avenant, d'avoir des descendants qui le renient pour aïeul. Le chevalier Cadet de Chambine, qui était maire d'Enghien-Montmorency sous la Restauration, aurait-il reconnu de gaieté de cœur pour ancêtres les anciens jardiniers du clos Cadet ? Il y avait toutefois des Cadet déjà en vue au temps de la Pléiade poétique de la Renaissance, dont pas une étoile n'a jeté un éclat aussi populaire et aussi clair.

      Jacques et Jean Cadet étaient maîtres jardiniers dès le règne de Charles IX au terroir des Porcherons, où pour passer à la postérité ils n'ont jamais eu d'autre titre que leurs titres de propriété, et la famille Saulnier s'est levée aussi matin pour ramer ses pois près des leurs. Que de maisons il a poussé dans les marais arrosés de la sueur des jardiniers Baudin, Saulnier et Cadet, depuis que la campagne s'y est convertie en faubourg, puis en quartier de la grand'ville ! La fleur même de la bourgeoisie n'a-t-elle pas quelquefois commencé par en être la gousse, la plante potagère ? L'esprit d'ordre gagnerait à ce que bien des familles se souvinssent, par tradition, d'avoir arrosé, récolté, épluché quantité de légumes.

      En 1670 le jardinier Etienne Pévrier et sa femme, Elisabeth Cadet, achetaient de Jean Saulnier et de Michelle Baudin plusieurs pièces de terre cultivée, dans la censive des chevecier, chanoine et chapitre de l'esglise collégiale Madame Saincte-Opportune à Paris, sieurs des Porcherons, du fief de Coquatuse, Huran et austres fiefs assis à la place aux Veaux. Mme de Lorraine, abbesse de Montmartre, était aussi dame des Porcherons, mais en partie ; son ressort seigneurial ne s'y confondait pas avec celui de Sainte-Opportune, dans lequel se trouvait le clos Cadet. Lorsqu'Anne et Elisabeth Pévrier furent en possession de l'héritage de leurs père et mère susnommés, elles avaient des terres mitoyennes avec celles de Jeanne Cadet, femme de Dufresnoy, tailleur d'habits.

      Mais le clos Cadet proprement dit appartenait en 1694 à Marie Ranier, épouse de Mathieu de Montholon, conseiller au Châtelet. C'était une petite maison avec trois arpens de marais, clos de murs ; la face principale en regardait la place du même nom, par-dessus le mur ou à travers une une grille, et la croix Cadet surgissait au même angle ; mais la porte donnait sur, la rue qui prit le nom dudit Montholon.

      Ce magistrat y avait pour tenants Jean Saulnier d'une part, Simon Brochet d'autre part, et par-derrière étaient 70 perches que lui avaient vendues Anne et Elisabeth Pévrier. A M. de Montholon appartenait également, du chef de sa femme, un terrain de 5 arpens contigu à la propriété locale de l'abbesse de Montmartre et à celle de Cagnet ; ledit terrain longeait la rue du Faubourg-Poissonnière, alors Faubourg-Sainte-Anne, entre les rues de Montholon et Bleue.

      Du clos Cadet avaient dû se détacher l'hôtel et la maison des frères Lecocq dont nous avons parlé rue Bleue. Mais le chemin conduisant de la porte Montmartre à Clignancourt ne s'appelait encore comme le clos que par variante. A ce chemin aboutissait en 1690 un terrain d'un arpent et demi qui touchait à l'égoût de la ville (rue Bicher) et que la comtesse de la Mark tenait de sa mère, marquise de Bougainville.

      Dès le commencement du règne de Louis XV on connaissait la rue Cadet ; mais on disait encore plus volontiers : rue de la Voirie, à cause d'un dépôt, d'ailleurs favorable à la culture des marais et des jardins du voisinage, qui occupait l'encoignure de gauche à l'entrée de la rue Rochechouart. Une berge de voirie longeait ce côté de la rue qui servait à la fois d'avenue et de déversoir au réceptacle d'immondices. Le pont des Porcherons était jeté, comme un voile pudique, sur les embrassements fangeux qui mariaient la voirie avec l'égout, au bas de l'avenue. Elle était, avant tout, celle des plaisirs populaires, malgré les impuretés matérielles dont l'air de la campagne s'y imprégnait. Des guinguettes n'avaient pas eu peur de s'y ouvrir sur un marché aux Porcs. L'eau qui suivait sa pente, au pied des cabarets, était trouble et puante avant même d'en emporter le trop-plein ; elle n'en donnait que moins envie au vin de sa mésallier dans les, verres. Sans le fumier, pas un Cadet pour mettre en plein rapport le jardin le mieux exposé !

      Les jardiniers des Porcherons fournissaient même des bouquets pour tant de fêtes, des melons et des fraises à tant de bonnes tables, des fèves et des salades à tant de couverts sans nappe que la reconnaissance leur faisait un devoir de verser rasade aux fifi, dans les cabarets d'alentour. Mais savez-vous encore, ô Parisiens contemporains du Casino-Cadet, qui l'on appelait des fifi ? Leur surnom venait, disait-on, de ce que les jolies filles refusaient, aux Porcherons, de danser avec ces gens-là et répondaient à leurs invitations par des fi tellement dédaigneux que le nez en faisait la moue avec la bouche sur la figure de ces Parisiennes, encore plus bégueules que celles du Casino. Delamarre parlait d'eux en son Traité de Police; il nous suffit d'en citer le renvoi qui figure dans la table du IVème volume : « Maîtres Fifi, ou maîtres des basses-œuvres ne cureront les fosses et retraits sans permission de justice.»

      L'odeur prédominante en cette rue a rarement été, nous en convenons, celle de la poudre à la maréchale. Néanmoins le duc de Richelieu y a eu ses Porcherons, et c'était dans la maison même dont le Casino-Cadet dépend. Le terrain de Mme de la Mark avait été incorporé ou confinait à cette vaste propriété, qui fut d'abord un hôtel de campagne pour le prince de Monaco, avec ses écuries de l'autre côté de la rue.

      La maison et le jardin passèrent, sous la Régence, à un sieur Charpentier, qui pendant plus de dix années, y eut pour locataire le roué par excellence. Au-dessous venait une bicoque à Ambroise, gagne-denier, puis le clos affermé par Montholon à un jardinier. Au dessous : Lemoine, salpêtrier ; Renault, jardinier ; Lecocq ; Desmoulins, sergent de gardes-françaises, non seulement propriétaire, mais encore occupant, comme s'il n'était que bourgeois ; un carrossier enfin, au pont. Les propriétaires du côté opposé étaient en ce temps-là Baudin, bourgeois, la veuve Millet et Lemoyne, oisellier.

      Le sergent de ladite rue y était-il en état de service ? Il y avait un peu plus tard, nous en avons la preuve, un corps-de-garde à l'endroit où elle s'élargissait en manière de place, et il se percevait sur ce carrefour des droits d'entrée en ville à la même époque. Le carrossier était le locataire ou le successeur des Harel, héritiers de Raoul : ledit Raoul, potier d'étain, avait bâti sur un terrain acquis de Fontaine, secrétaire du roi, mais aliéné dès l'année 1601 par le chapitre de Sainte-Opportune au profit de Gellée, entre la Grange-Batelière et des terres au petit Hôtel-Dieu (sur la rue du Faubourg-Montmartre). Si bien que le pont des Porcherons était dit aussi pont-Raoul.

      Pour la rue Rochechouart, elle fut chemin de la Croix-Cadet-à-Clignancourt et des Porcherons-à-Clignancourt ; la dernière de ces désignations s'étendit même au chemin de la Voirie. Mais, en dépit de l'autorité topographique du plan de Turgot, la dénomination de Cadet a commencé à être préférée dès que le chemin s'est érigé en rue ; ainsi le fond du n° 30, tel que vous pouvez le voir, se bâtissait pour Magne, voiturier, en l'an de grâce 1717, sur une place cultivée en marais, avec permission d'alignement sur le chemin du Clos-Cadet, dit aussi des Porcherons-à-Clignancourt.

      L'amiral Duperré n'était encore que capitaine de vaisseau lorsque, sous Louis XVIII, il avait ce domicile. Les N° 28 et 26 sont des constructions basses du même temps. Le 24 n'est venu faire sa partie qu'un peu plus tard dans le concert galant des Porcherons, mais avec la sourdine de la petite-maison, pendant que les guinguettes jouaient plus bruyamment les mêmes airs.

      Disons adieu, en traversant la rue, à l'ancien manège royal. Transféré rue Cadet en 1823, il y succédait à un quartier de cavalerie, qui lui-même occupait l'ancien hôtel d'un grand seigneur ; le comte d'Aure a dirigé, avant Tassinari, cette école d'équitation, dont la Ville payait le loyer et que subventionnait l'État. Sa porte monumentale, et décorée de chevaux, qui rappelent ceux de Marly, va disparaître ; la pioche aura raison de ce qu'à épargné la flamme il y a treize ans, dans cette propriété, et l'incendie y paraissait si bien l'avant-coureur d'une démolition sans réserve que des tronçons de poutres montrent encore leurs moignons carbonisés, comme si le feu étaitéteint d'hier. Tassinari a transporté l'école près de là, passage des Deux-Sœurs, où M. Leblanc donne à son tour des leçons d'équitation et des chevaux en location. Adieu pareillement à des masures qui, rue Cadet, touchent l'ancien manège et ont été logis de maraîchers ! Le fond des n° 19, 15, 13, dont les constructions remontent seulement à 1828, repose sur un terrain qui appartenait aux Hospices.

      Le 16, qu'a occupé M. André Cottier père, négociant, et puis le maréchal Clausel, n'est autre que l'ancien pied-à-terre de Richelieu. Bien que le plan de 1739 ait déjà mis en vue cette propriété, elle garde encore, en les cachant, de grands arbres plantés par les ordres de M. de Savary, grand-maître des eaux et forêts de Normandie, donataire en l'année 1773 de Le Cordier de Bégars, marquis de la Londe, président à mortier au parlement de Rouen. Le prince Murat, propriétaire actuel, ne s'y plaint pas des empiétements de la pierre de taille et du mœllon ; il les favorise, au contraire, n'ignorant pas que les arbres rapportent beaucoup moins. Le Grand-Orient et le Casino n'occupent pas tout l'immeuble du prince.

      En face, voici, n° 9, l'ancien hôtel du marquis de Cromont. Ce nom seigneurial n'était-il pas une contraction de Coqueromont ? Un Coqueromont, qui n'avait pour ergot que ses talons rouges, ne fut-il pas beau-frère du comte de Bermonville ? Si le propriétaire de cet hôtel, en 1766, n'était pas de la même famille, il ne s'en fallait que d'une lettre ; dans un titre censitaire son nom se présente ainsi : Jules-David Cromot du Bourg. A sa place, en 1710, avait été Philippe Lemoine. La salle Pleyel mettait l'immeuble en vue, et la bonne compagnie en connaissait bien le chemin quand les concerts qu'on y donnait avaient pour virtuoses Tulou, Martin, Mme Malibran, Nourrit, Ponchard. Des négociants y ont à cette heure leur comptoir, et la Caisse hypothécaire ses précieuses archives, registre censuel de Monseigneur l'argent, auquel tant de propriétaires sont tenus de rendre plus que foi et hommage. Le 7 a été édifié, en 1813, sur l'ancien jardin du marquis.

      Claude Michelet, écuyer, capitaine des chasses et garde de la vénerie de Louis XIV, a épousé Mme Ambroise Hérisson, propriétaire de 2 arpens /2 sur le terroir des Porcherons, en la censive de Sainte-Opportune et grevés d'une petite rente envers l'hôpital Sainte-Catherine. Jean Baudin, jardinier, a acheté de cette dame, en 1693, et revendu ensuite par lots ledit terrain, et ce n'est pas la seule opération du même genre qu'il ait faite sur la même ligne, où notre rue bordait le triage des Pointes, d'après le cadastre seigneurial du chapitre de Sainte-Opportune. Baudin le susnommé était mitoyen avec Philippe Lemoine pour une propriété comportant deux maisons et un jardin. Un autre Baudin, jardinier-botaniste aux Porcherons, était cité en 1783 pour son cabinet d'histoire naturelle.

      De respectables bicoques se retranchent dans la cour du n° 5, et nous y remarquons une vacherie, dont le laitage se débitait déjà avant l'avénement de Louis XVI. Faut-il que cette étable ait la vie dure pour avoir résisté, sur un point de Paris devenu si vivant, à la nécessité, de plus en plus pressante, de réduire les habitations aux proportions des alvéoles d'une ruche ! Le grand-père de Guilliet, le nourrisseur actuel, achetait la propriété dès l'année 1773, et fournissait lui-même un petit lait réparateur aux roués et aux filles d'Opéra dont les petits-soupers avaient délabré l'estomac.

Boulevard Montmartre

Monument classé au n° 7 : Théâtre des Variétés (façade et vestibule). Pendant la Révolution on l'appelait boulevard Montmarat. Origine du nom : Voisinage de l'ancienne porte Montmartre.
Notice écrite en 1861. (D'après Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, par Charles Lefeuve, paru en 1875)

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      Cours, où des arbres furent plantés en 1676, se divisa postérieurement en boulevards de divers noms, et le boulevard Poissonnière fut assez longtemps dit de Montmartre. Celui qu'on connaît à présent sous son ancienne dénomination s'appelait boulevard Richelieu.

      Il n'y reste plus trace de l'hôtel Lecoulteux, construit sur le plan de Brongniart ; mais l'enseigne d'un café et celle d'un pâtissier rappellent où furent le jardin et la maison de jeu Frascati, transformation de l'hôtel Lecoulteux à l'époque du Directoire. Garchi, glacier napolitain, avait fait du jardin un lieu public fort à la mode, dont la terrasse et les allées, le soir, alternaient l'ombre et la lumière au moyen de verres de couleur, au moyen de feux d'artifice tirés les jours de grande fête. Perrin prit à louage Frascati de M. du Thillère, grand-veneur de l'empereur ; il y transféra celle de ses banques de jeu qui s'exploitait dans une maison voisine, rue Richelieu, et puis le Grand-Salon des Etrangers, fondé dans un hôtel d'Augny que nous retrouverons rue Drouot.

      Ce Perrin maria sa fille au neveu de Desaix et mourut insolvable, après avoir eu seize millions. Savary, ministre de la police, lui avait donné pour successeur à la ferme des jeux l'ancien fabricant d'armes nommé Bernard ; mais ce dernier, n'ayant pu obtenir de son, prédécesseur la cession du local de Frascati, avait porté de nouveau le Salon des Étrangers à l'hôtel d'Augny ; le tapis vert ne refleurit que plus tard à l'angle de la rue de Richelieu et du boulevard Montmartre.

      Notre notice de la rue Drouot donne l'historique de la grande propriété située à l'opposite sur le boulevard. La maison qu'occupe l'ancien cercle a été un hôtel Mercy. Le comte de Mercy-d'Argenteau, ambassadeur, du Saint-Empire, y résida, comme à l'hôtel d'Augny ; il descendait de François de Mercy, dans lequel Turenne et le grand Condé eurent, en Allemagne, un si digne adversaire qu'on grava sur sa tombe cette épitaphe : « Sta, viator, herœm caltas. »

      Le jardin de l'hôtel Montmorency, bâti en l'an 1704 sur les dessins de Lassurance, bordait le boulevard ; les regards du passant s'y arrêtaient sur un kiosque chinois, que M. de Montmorency-Luxembourg avait fait construire après coup. Le théâtre des Variétés, le passage des Panoramas et le prolongement de la rue Vivienne ouvrent sur les anciennes limites de ce jardin particulier.

      Le café de la Porte-Montmartre existait déjà sous Louis XV : la maison d'encoignure où il s'est maintenu n'a été depuis que refaite. Ne retrouverait-on pas le logement qu'une fille Richard, dite Émilie, y arrêta au printemps de l'année 1764, deux étages au-dessus du limonadier ? Elle avait quitté brusquement, par une nuit du mois de mars, Marais, inspecteur de police, avec lequel elle vivait ; mais Brissault, leur ami commun, les avait remis en présence l'un de l'autre, et le subordonné de M. de Sartines avait subi, des conditions nouvelles qui consacraient l'indépendance d'une maîtresse digne d'un tel amant. Aux termes de cet arrangement, la Richard logeait seule et pouvait recevoir qui bon lui semblait, hommes ou femmes.

      Deux femmes justement, ses pareilles, les nommées Martin et Latour, demeuraient sous le même toit, et la nouvelle venue entrait en tiers dans une affection particulière qu'elles avaient l'une pour l'autre.

      Le côté droit du boulevard ne tarda pas à opposer au triumvirat féminin du coin de la rue Montmartre une héroïne à laquelle reviendrait une place plus brillante dans les fastes de la galanterie. Mais le dédain de la postérité n'est-il pas dû à cette sorte de gloire ? La femme galante qui eut pour domicile une des maisons restées debout entre l'hôtel Mercy et la rue du Faubourg-Montmartre, portait un nom que sa fille ou sa nièce a rendu célèbre au théâtre, et il semble que la vie privée des comédiennes relève elle-même des lumières de la rampe.

      D'historiettes se compose toute leur biographie ; et il peut en fleurir jusque sur les rameaux de leur arbre généalogique. La Mère de Mars fut actrice en province, et elle parut aussi sur le théâtre de la République ; mais on ne la citait que pour sa beauté. Elle ou sa sœur fut la Dlle Mars, née en Provence, qui se fit quelque temps appeler Salveta.

      Cette fille avait débarqué en 1768, jeune et jolie comme les Amours, chez la Dlle Marquise, une grosse marseillaise dont nous avons à parler plus d'une fois ; Cormier de Chamilly, trésorier des écuries du roi, avait eu soin, sa femme étant jalouse, de ne donner que peu de notoriété à son intrigue avec cette recrue qui n'était plus une débutante, car, elle avait déjà, connu, outre Diesbach, officier suisse, un riche Américan, M. de Carcadeux.

      Ce dernier, en renouant avec elle au printemps, s'allégeait de 30 louis par mois. Mais que faisait-elle au temps chaud ? A cette question les échos du boulevard ne répondent plus en chœur et d'un seul trait ; la multiplicité des sons, la confusion des voix, les disparates remplacent l'unisson, et, au lieu d'une note à la fois, c'est une gamme. Les relations de la belle provençale sont devenues, à vrai dire, un concert, où dominent les dissonances, les faux accords, les transactions inharmoniques de la vénalité. Bien des exécutants s'y croient virtuoses, tels que le maître d’hôtel du duc d'Orléans, et M. de la Taste, mousquetaire, et le notaire Dufresnoy ; ils ne sont que des instruments !

      Aussi bien reste-t-il jamais, dans la chanson des courtisanes, autre chose de l'amour qu'un refrain ; qui veut être repris en chœur ? Le refrain soupe, il aime la compagnie et craint le tête-à-tête, comme un redoublement d'isolement, il dispose à l'inconstance ou en console, et son autorité, qui commande la bonne humeur, l'esprit quand même et la philosophie dans le plaisir, interrompt, réduit au silence, laisse mourir au pied du mur, dans ses propres ténèbres, la romance de l'amour, écho vieilli des sérénades. Vive le chœur des petits soupers ! Le champagne luit pour tout le monde : maudits soient les amants qui préfèrent y tremper leurs lèvres dans le verre l'un de l'autre sans témoins !

      Grand souper, par exemple, chez la Dlle Laforêt, le 22e soir de juillet, et puis partie de vingt-et-un jusqu'à deux heures du matin : les Dlles Bey, Marquise et Mars quittent alors le jeu, mais ne quittent pas les joueurs, et M. de Sainte-Colombe y gagne ce que perd M. de la Taste, qui n'est pas là. L'amant trompé se retire tout à fait, après mille écus de dépense avec la belle, et Marquise la présente à M. de la Sablière, qui laisse 25 louis le matin sur le marbre de sa cheminée. La volage sait très bien compter ; par malheur, elle perd, au mois d'août, un procès de 19,000 livres contre un ancien amant nommé Nadille, marchand de fil d'or. Des gens de qualité lui font, à ce propos, des compliments de condoléances, en la rencontrant aux Tuileries, et jusqu'où ne va pas sa franchise ! – Venez chez moi, dit-elle, que je me rattrape !

      L'année suivante, le prince de Guémenée donne à Versailles une série de soupers, présidés par Mlle Mars, et l'amphitryon ne s'y vante pas de tout ce que sa maîtresse lui a fait partager. Cheld, chambellan de l'électeur de Cologne, la prend à ses gages, la délaisse, puis la reprend au milieu de l'été, son intérim ayant été rempli par Ladaw, sujet de Catherine H. Milord Binting passe presque inaperçu.

      Mais il en est différemment d'un jeune mousquetaire gris ayant nom d'Hérouville : il aime, et il le prouve en contractant assez de dettes pour compromettre son avenir ; par exception, il est beaucoup aimé. Le père de ce jeune homme, afin de mettre un terme à des relations ruineuses, s'entend avec son commandant, et le jeune mousquetaire est enfermé, par ordre, à l'Abbaye. Le lendemain, dimanche, Mlle Mars attend son amant au Wauxhall. Son cœur bat, chaque fois qu'elle croit l'apercevoir, et ce n'est jamais qu'une illusion. Comment fait-elle donc pour s'y tromper ? Personne ne ressemble que de bien loin à l'être qu'elle chérit, et qui sait rendre encore plus d'amour qu'elle ne lui en a prodigué !

      Cependant l'heure avance ; l'inquiétude commence et tout de suite est au comble : la jalousie flaire une trahison. Une rivale ? il faut la découvrir, la deviner au besoin et la punir, avant que le joui éclaire sa perfidie ! Quelle est la brillante habituée qui ce soir-là manque au Wauxhall ? Où demeure-t-elle ? Faites avancer un fiacre ; qui roulera toute la nuit. Mais un ami apprend à Mars qu'on a mis en prison, pour le séparer d'elle, l'amant qu'elle soupçonne d'une infidélité, et dans son désespoir, elle se trouve mal. Quatre hommes la portent jusqu'à la voiture ; elle ne reprend tout à fait connaissance qu'en arrivant au boulevard Montmartre.

      Tout lui rappelle, dans son appartement, la tendre affection qui lui est arrachée, et elle y paye pour la première fois son tribut de larmes à l'amour. Puis elle change de meubles et de quartier, avant de reprendre le cours des galanteries qui laissent son cœur libre. Quant au fils de famille, on le rend à la liberté : mais la leçon lui profitera-t-elle ? A quelques années de là une figurante, nommée Lolotte, devient comtesse d'Hérouville pour tout de bon.

      La manufacture de papiers peints et veloutés de Robert se trouvait établie, sur le boulevard, près de la maison où demeurait la Mars.

      L'immortel Boïeldieu, sous la Restauration, habitait le même boulevard, et il y écrivait sa plus belle partition, la Dame Blanche. Rossini et Carafa, par une coïncidence fortuite, avaient leurs appartements à cette époque dans la même maison que Boïeldieu, en d'autres temps ambassade de Turquie et hôtel du prince Tuffakine. Ce prince russe avait pour secrétaire, sous le règne de Louis-Philippe, M. Georges, qui l'accompagnait presque partout et lui faisait vis-à-vis en voiture. A cause d'une infirmité, Tuffakine portait la tête excessivement penchée sur l'épaule droite ; son secrétaire, à force de tendre le cou pour converser avec le prince, et peut-être aussi par flatterie, contracta le même tic dans le sens opposé : son épaule gauche fit coussin pour sa tête. Lorsque tous deux marchaient à pied, et que le bras droit de M. George soutenait le bras gauche du prince, il leur était impossible de causer ; s'ils changeaient de côté, les deux têtes se cognaient, et les passants d'en rire.

      Le passage Jouffroy, formé en 1845, traverse l'ancienne habitation de Tuffakine.

Rue du Faubourg Poissonnière

Avant que la rue du Faubourg-Poissonnière eùt contribué par des sacrifices de maisons au prolongement des rues Lafayette, Maubeuge et Belzunce, à l'ouverture de la rue d'Abbeville et du boulevard Magenta. La barrière Poissonnière était encore au bout de ladite rue du Faubourg.Commençant : boulevard Poissonnière, et boulevard de Bonne Nouvelle, 44. Finissant : boulevard de Magenta, 155. Monument classé. Au n° 121 : lycée Lamartine, salon.
Historique : cette voie a porté, autrefois, le nom de chaussée de la Nouvelle France (1648), puis de rue Sainte-anne (1660). Elle est indiquée sur le plan de Gomboust (1652). Origine du nom : principale rue du faubourg formé en dehors de la porte de la Poissonnerie.
Notice écrite en 1859. (D'après Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, par Charles Lefeuve, paru en 1875)

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      N° 2, 9, 11, 13, 15, 30, 32, 38, 60, 101, 103,106, 123, 129, 131, 161.

      Montons, par la pensée, au sommet de la porte Sainte-Anne, bâtie sur le Cours de la ville en 1645, et qui empruntait le vocable d'une chapelle peu distante ; interrogeons du regard la chaussée dénommée tout comme, érigée en faubourg à trois années de là, et redisons : – Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? De cette façon reparaissent, avec la route qui poudroie, marais et jardins qui verdoient, au lieu des quatre mille cheminées dont les tuyaux fument, à l'heure du dîner, au-dessus des façades qui meublent actuellement la rue du Faubourg-Poissonnière. Un fossé, des haies et des murs, quelques bicoques de jardiniers, de vachers et de cabaretiers, et Montmartre avec ses moulins, son abbaye n'est-ce pas encore un menu trop frugal pour cette ogresse de capitale ? Elle met toutefois à sa table une rallonge de plus, au milieu du XVIIe siècle, pour avoir sous la main tout ce dessert, dont elle ne réserve pour d'autres festins que le biscuit intact de Montmartre !

      Ladite chapelle Saint-Anne s'élève du côté gauche dans la rue de ce nom, plus tard du Faubourg-Poissoiinière, entre la rue d'Enfer, qui sera Bleue, et celle des Porcherons-à-Saint-Lazare, alias Montholon. La paroisse Saint-Laurent a pour aidé cette chapelle, qui reconnaît néanmoins le curé de Montmartre pour pasteur.

      Partons de 1726 pour jeter un nouveau coup d'œil sur la voie déjà transformée, et n'y refusons une mention qu'aux échoppes et aux hangars. Le sieur Bizet, limonadier, est dès lors installé où se trouve le café Français à notre époque. Les filles-Dieu ont pour locataires deux maraîchers, exploitant en cultures tout le territoire qui sépare ledit café de la rue de Paradis. Vient ensuite le clos Saint-Lazare, avec l'une de ses entrées. Puis ce sont des terres labourées ; au-delà desquelles une auberge, quoique tenue par le nommé Fructus, ne reçoit pas que des frugivores.

      De l'autre côté, sous le n°19 de son temps, la marquise de Pra dispose de trois maisons, dont les dépendances portent le terrain à 1284 toises de superficie, un peu au-dessus de la rue Bellefond, et les n°s 101 et 103 d'à présent, arborant alors le chiffre 15, appartiennent à Bertin, un conseiller au parlement. A celui des deux angles de la rue d'Enfer qui s'éloigne le plus de Sainte-Anne, le jardinier Saulnier se trouve propriétaire ; pourtant le n° 9 de l'époque commence à 4 toises de la même encoignure et en mesure, pour sa part, 1199 ; c'est la demeure de Sanson, exécuteur des hautes œuvres de justice, dont le jardin se prolonge, en l'absence de la rue Papillon, jusqu'à un pavillon, dont jouit aussi le bourreau, et que reverra rue Bleue le XIXe siècle. Quant au sieur Prallasse, chirurgien, à lui la quatrième maison de la rue, sur la même ligne, d'après un plan Manuscrit de ce temps-là, qui ajoute qu' « elle sert au prince Charles. »

      Les almanachs royaux ne citent pas ce Prallasse parmi les chirurgiens jurés ; néanmoins nous aimons à croire qu'il saignait, comme le barbier Figaro. Il avait pour Almaviva le prince Charles, qui n'était autre que le comte de Charolais. Cet arrière-petit-fils du grand Condé, qui venait de succéder à Dangeau en qualité de gouverneur de Touraine, avait sa résidence en évidence à l'hôtel de Condé ; nous venons donc de mettre la main, le moyen d'en douter ! sur sa petite maison. II avait alors 26 ans, il était d'une taille au-dessous de la moyenne et déjà gros, avec de grands cheveux blonds, qui lui raccourcissaient encore le cou on le surnommait Courtcollet, comme M. de Turménies. Ainsi fait, il se trouva bien et tellement bien de son premier pied-à-terre en faubourg, qui devait se transformer en hôtel des Menus-Plaisirs-du-Roi, qu'avant même de s'en, séparer il s'en fit disposer un autre, où la galanterie n'entra plus, tant l'amour y faisait bonne garde !

      Le même prince du sang, pair de France, y vivait presque avec Mme de Saune, et il avait moins perdu que gagné à l'empire pris sur lui par cette maîtresse en titre dont il eut deux filles, légitimées après la mort de leur père à la sollicitation du prince de Condé. Cette seconde étape avait mené M. de Charolais jusqu'à notre 161, qui rougirait tout de même de ses antécédents, s'ils n'étaient pas des secrets à garder depuis sa conversion en institution de demoiselles. Moins chatouilleuse est devenue la pudeur aux Menus-Plaisirs, qui avaient commencé par être ceux du prince Charles. L'Opéra, y a fait ses répétitions et donné même des représentations, sa salle ordinaire de spectacle ayant été incendiée. Puis Louis XVI a fondé aux Menus le Conservatoire.

      Une autre maîtresse de pension s'est arrangée de l'hôtel du baron Dietrich, écrivain minéralogiste et musicien compositeur, commissaire du roi à la visité des mines, des bouches à feu et des forêts. La révolution fit Diétrich maire constitutionnel de Strasbourg ; une adresse, rédigée dans le sens royaliste, lui valut la peine capitale. Son immeuble est maintenant numéroté106.

      Le 121, de son côté, paraît n'avoir appartenu à Minet de Pra qu'après avoir servi de villa à la maîtresse de Mansart, alors que le faubourg Poissonnière était encore la campagne. Cette beauté peu scrupuleuse vola à Mansart une ordonnance de 50, 000 livres, destinée à divers paiements, et Louis XIV tira d'embarras son premier architecte en prenant la perte pour son compte. Sous le même toit, M. de Walckenaër, ancien secrétaire général de la préfecture de la Seine, est venu se livrer exclusivement à ses travaux d'écrivain, au commencement du règne de Louis-Philippe.

      La plupart des maisons considérables n'ont fait leur trou dans les murs qui longeaient les trois-quarts de la rue que sous le dernier règne de l'ancien régime. A côté d'une habitation de nourrisseur, qui se revoit au 123, un des hôtels de cette génération s'est drapé d'un jardin anglais de 8 arpents, livré au public sous le Directoire à titre de Promenades et Montagnes Égyptiennes ; l'hôtel, à notre point de vue, s'est incarné dans le poète, jurisconsulte, agronome et homme d'État François de Neufchâteau. Une compagnie d'éclairage s'est installée, dès l'année 1819, à la place de cet ancien ministre, dont elle a morcelé, le parc ; mais des employés au gaz couchent encore dans ses salons, qui attendent la démolition. M. Sari, directeur de théâtre, habite un pavillon attenant à cette propriété, de laquelle il a fait partie.

      A quelques pas de là, sous la Restauration, a été arrêté le colonel Labédoyère, victime de son dévouement à la cause bonapartiste, en faveur de la quelle pour cette fois le sang plaidait. Plus haut encore, près la barrière, on avait enterré en bloc, dès 1792, le lendemain du 10 août, 500 soldats de la garde suisse, martyrs d'une autre fidélité. Que de représailles à exercer, grand Dieu ! pour les vengeurs qui s'entêtent à maudire la page de leur choix dans l'histoire, au lieu de tourner le feuillet !

      Mme Delbarre a acheté, le 5 juillet 1776, du côté de la caserne de la Nouvelle-France, mais plus bas, une portion du terrain que les filles-Dieu avaient cédé quatre ans avant au sieur Goupy, et cette veuve d'un bourgeois de Paris a de la sorte créé l'immeuble adjugé en 1784 à Goix, premier commis de la marine, et revendu par Coulon-Gois, banquier, à M. Jacques Lefebvre en 1827. De cette belle propriété s'est détaché le sol du 58, dont le fondateur a péri en tombant d'un échafaudage, avant l'achèvement de son œuvre. Cet homme, qu'on appelait Garault, fût tombé de moins haut lorsqu'il n'était que savetier en échoppe, près de l'Ecole de Médecine ; mais un de ses cousins, cuisinier de Cambacérès, l'avait poussé jusqu'aux grosses fournitures d'armée.

      L'hôtel de Saint-Riquier, tenu par Fontaine, était d'une autre catégorie que ceux de M. Tabary et du comte d'Espinchal, qui avaient eu Ledoux pour architecte aux deux coins de la rue des Petites-Écuries. Ledoux habita même, après un pavillon aux pères de Saint-Lazare, cet hôtel d'Espinchal, qui suivait l'autre dans l'ordre numérique. De son confrère Durand est une maison Lathuille, surgie en l'année 1788, avec un péristyle à quatre colonnes sur la cour et une statue au centre du vestibule. Les hôtels qu'on appelait sous le premier empire Titon et Chéret, n'ont-ils pas porté d'autres noms ? Le premier devait être à la même distance de l'hôtel d'Espinchal que le second de l'hôtel Tabary. L'une des misons précitées compte, à coup sûr, pour la 30me dans notre rue du Faubourg-Poissonnière. Le comte d'Artois n'y a pas négligé l'exemple qu'avait donné en face son cousin et devancier Charolais de Bourbon-Condé. Ce fut aussi l'hôtel Perregaux, dans lequel s'arrêtèrent diplomatiquement les préliminaires du traité de Paris en 1814. Toutefois M. M. Ackermann et Dartigues ont acheté, vers le même temps, ledit immeuble et le suivant, qui est resté à Mme veuve Dartigues M. André tient le premier de M. Ackermann fils, receveur général du Nord.

      Sans passer en revue chacune des constructions de l'autre siècle en cette rue, nous pouvons signaler encore les maisons de M. Morel de Chefdeville, contemporain de Mme Delbarre. L'une d'elles occupe le premier coin de la rue Bergère.

      Une autre, qui a plus d'importance, est contiguë à celle de l'angle le bail d'un logement au rez-de-chaussée y a été maintes fois renouvelé au profit du savant M. Dumézil.

      Le 9 a gardé moins longtemps, et c'était sous l'ancien régime, M. Buffault, secrétaire du roi, receveur général des domaines, dons, octrois et fortifications de Paris, qui devait sa position à Mme Dubarry. Après la mort du roi, son protecteur de seconde main, le crédit de Buffault alla se rafraîchir ailleurs il était échevin, on immortalisa son nom en le donnant à une rue nouvelle. On le préposa, qui plus est, en qualité de commissaire, à la direction de l'Opéra. Comme il avait été dans les soieries, une caricature courut qui le représentait mesurant les entrechats à l'aune, comme si c'était une étoffe, dans la salle des Menus-Plaisirs. Sa femme, bourgeoise de qualité, qui tenait un bureau d'esprit, était, en outre, fort belle personne ; la petite-vérole l'attaqua en 1777, et si elle n'en était pas morte, le chagrin d'en rester gravée l'eût emportée plus cruellement encore ! Buffault avait-il convolé ? En tout cas une Mme Buffault de sa façon avait tenu rue Saint-Honoré un magasin de modes, à l'image des Traits-Galants, et Mme Dubarry, au début de sa carrière, y avait été apprentie.

      Sur le même point de la rue Sainte-Anne deux maisons, dont une grande avec jardin, avaient appartenu aux enfants Fornat en l'année 1737.

      Mme Allard, entretenue par le duc de Mazarin, était habitante de la rue, une trentaine d'années plus tard. Elle tenait dès lors l'emploi de première danseuse à l'Opéra, tout comme la Guimard, et elle avait été précédemment danseuse seule à la Comédie-Française, dans les ballets qu'y composait Allard, premier danseur. Ses appartements superposaient un étage à un autre, entrecoupés d'une mezzanine, espèce d'entresol, dont l'amant de cœur gardait souvent la clef. Le premier des Vestris connus, né à Florence et se disant lui-même diou de la danse, eut de Mme Allard un fils, qui fut élevé avec soin sous le nom d'Auguste Vestr'Allard. Ce jeune homme n'obtint la permission de s'appeler comme son père qu'après s'être montré à dix-huit ans, par le génie héréditaire de la danse, digne de passer un jour Vestris second.

      Le compositeur Chérubini, qui fut pendant dix ans directeur du Conservatoire, eut sa dernière demeure au n° 19. Le vaudevilliste Brazier habitait le 4 en 1831.

L'apéro

Apéritifs

  • Anisette gras  3,50€ 2 cl 
  • Casanis, Ricard, Pastis 51  3,50€ 2 cl 
  • Americano maison  7,10€ 10 cl 
  • Muscat de Rivesaltes  4,10€ 10 cl 
  • Pineau des Charentes  4,10€ 10 cl 
  • Porto rouge, Porto blanc  4,10€ 10 cl 
  • Martini rouge, Martini blanc  3,50€ 5 cl 
  • Salers  3,50€ 5 cl 
  • Campari  3,80€ 5 cl 
  • Noilly Prat  3,80€ 5 cl 
  • Cinzano  3,80€ 5 cl 
  • Grand cidre Écusson  3,90€ 25 cl 
  • Supplément soda  1,50€

Whiskies & Bourbons 4 cl

  • Clan Campbell  6,60€
  • Johnnie Walker red label  6,60€
  • Glenfiddich, Aberlour  7,10€
  • Chivas Regal, Jack Daniel's  8,10€
  • Marker's Mark  9,10€
  • Bushmills  7,10€
  • Four Roses, Jameson, J&B  6,60€
  • Johnnie Walker black label  6,60€

Boissons chaudes

Boissons fraîches

  • Café express, Décaféiné  2,10€
  • Double express  4,20€
  • Petit crème, Petit chocolat  3,00€
  • Café crème, Chocolat  3,70€
  • Café Américain  3,00€
  • Café Viennois, Chocolat Viennois  4,50€
  • Lait chaud  3,00€
  • Cappucino  4,50€
  • Grog au Rhum  4,20€
  • Irish Coffee, French Coffee  7,70€
  • Thé Ceylan, Darjeeling  3,70€
  • Thé au lait, Thé au citron  3,90€
  • Thé à la Bergamote  3,90€
  • Thé vert à la menthe  3,90€
  • Camomille, Verveine  3,90€
  • Verveine-menthe  3,90€
  • Tilleul, Tilleul-menthe  3,90€
  • Vin chaud à la cannelle  4,20€
  • Citron chaud  4,20€
  • Vittel, St-Yorre 25 cl  3,50€
  • Badoit, San Pellegrino 25 cl  3,50€
  • Perrier 33 cl  3,90€
  • Limonade 25 cl  3,50€
  • Diabolo, Ricqlès, Gini lemon 25 cl  3,90€
  • Schweppes, Schweppes agrum' 25 cl  3,90€
  • Cacolac 20 cl  3,90€
  • Coca-Cola, Coca-Cola light 33 cl  3,90€
  • Coca-Cola Zéro 33 cl  3,90€
  • Orangina 33 cl  3,90€
  • Ice Tea Pêche 25 cl  3,90€
  • Orange pressée, Citron pressé  4,50€
  • Cidre Frost 33 cl  4,20€
  • Jus de tomate, Nectar d'abricot 25 cl  3,90€
  • Jus d'ananas, Jus de pamplemousse 25 cl  3,90€
  • Jus de raisin, Jus de pomme 25 cl  3,90€
  • Jus d'orange, Jus de fraise 25 cl  3,90€
  • Sanbitter 10 cl  3,90€
  • Kronenbourg Pure Malt 25 cl  4,10€
  • Lait froid  2,50€
  • Lait froid avec sirop  2,90€

Bières bouteilles

Bières à la pression 25 cl

  • Carlsberg 33cl  4,50€
  • Pelforth brune 25cl  4,50€
  • Heineken 25cl  4,20€
  • Desperados 33cl  4,60€
  • Kronenbourg sans Alcool 25cl  4,20€
  • Chimay 33cl  5,10€
  • Kronenbourg  3,70€
  • 1664  3,90€
  • Abbaye De Leffe  4,00€
  • Panaché  3,70€
  • Grimbergen blanche  4,00€
  • Kriek cerise  4,00€
  • Monaco  3,90€
  • Bière + sirop  3,90€
  • Picon bière  4,20€

Vins au Verre 14 cl

  • Vins Blancs
  •  
  • Bordeaux aoc cépage Sauvignon, Rochepaille  3,60€
  • Côtes d'Auvergne vdqs cépage Chardonnay   3,80€
  • Cheverny aoc  4,40€
  • Saint Pourçain vdqs Union des Vignerons  3,70€
  • Bourgogne Aligoté aoc Les Planchants  4,30€
  • Pouilly Fumé aoc Les Clairières, Domaine Gaudry  4,40€
  • Vins Rouges
  •  
  • Côte du Rhône aoc Rochadour  3,60€
  • Côte de Brouilly aoc Noël Briday  3,90€
  • Beaujolais-Villages aoc Château de Corcelles  3,80€
  • Cheverny aoc Les Borderies  4,20€
  • Saint-Pourçain vdqs Union des Vignerons  3,70€
  • Bordeaux aoc "R" de Monsenac  3,80€
  • Bordeaux Supérieur aoc Château Guillot  3,90€
  • Bourgogne Hautes Côtes de Nuits aoc David Duband  4,40€
  • St-Nicolas de Bourgueil aoc Cuvée du Vieux Pressoir  4,20€
  • Vins Rosés
  •  
  • Côte de Provence aoc Sounaïo  3,60€
  • Saint Pourçain vdqs Union des Vignerons  3,70€

Coupe de Champagne 10 cl

  • René Sohet (propriétaire récoltant)  7,10€

Digestifs 5 cl

  • Cognac Hennessy v.s  7,60€
  • Armagnac Duc de Mallincourt aoc  7,60€
  • Calvados Busnel vsop  7,60€
  • Vieux Calvados aoc  7,60€
  • Fine Calvados aoc  5,50€
  • Grand Marnier Cordon Jaune  7,60€
  • Cointreau, Malibu  7,60€
  • Marie Brizard  7,60€
  • Get 31, Get 27  7,60€
  • Limoncello Cellini  6,60€
  • Chartreuse jaune  6,60€
  • Chartreuse verte  6,60€
  • Fernet Branca  6,60€
  • Génépi, Amaretto, Drambuie  6,60€
  • Kahlua (liqueur de café)  6,60€
  • Vieux rhum Clément  8,10€
  • Manzana Verde  6,60€
  • Bailey's  7,60€
  • Liqueur de Gentiane  6,10€

Alcools & Liqueurs 5 cl

  • Cachaça Mangaroca  6,60€
  • Rhum blanc agricole Dillon  7,10€
  • Rhum blanc Chicanos  6,60€
  • Tequila San José  6,60€
  • Gin Gibson's  6,60€
  • Vodka Absolut  7,10€
  • Vodka Poliakov  6,60€
  • Vodka Zubrowka  8,10€
  • Bacardi superior  6,60€
  • Havana club  7,10€

Alcools Blancs 5 cl

  • Grappa Cellini  6,10€
  • Eau de vie de Mirabelles vieille réserve  7,10€
  • Eau de vie de Quetsches d'Alsace  7,10€
  • Eau de vie de Prunes Couderc  7,10€
  • Eau de vie de Gentiane Le Père Pétuel  6,60€
  • Eau de vie de Poires Williams  7,10€
  • Eau de vie de Framboises sauvages  7,10€
  • Eau de vie de Figues  6,60€

Cuisine

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11, Rue Cadet
75009 PARIS
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Les entrées

Hors d'oeuvre

  • Asperges  5,80€
  • Salade de Tomates  3,90€
  • Oeuf dur mayonnaise  3,90€
  • Assiette de crudités  4,30€
  • Thon à la russe  5,50€
  • Filets d'anchois  4,90€
  • Filets de harengs  5,90€

Cochonnailles

  • Saucisson sec  4,50€
  • Rillettes  4,50€
  • Pâté de campagne  4,50€
  • Fritons d'Auvergne  4,50€
  • Fromage de tête  4,90€

Buffets froids et chauds

  • Soupe de légumes  5,90€
  • Gratinée à l'oignon  6,90€
  • Escargots de Bourgogne (6 pièces)  7,50€
  • Assiette de jambon blanc  5,60€
  • Assiette de charcuterie  10,90€
  • Assiette de jambon de pays  9,50€
  • Franckforts Frites  6,60€
  • Salade « Royal Cadet »  9,90€
  • Salade auvergnate  10,50€
  • Salade printanière  8,90€
  • Salade mixte  4,60€
  • Salade de bergère  11,50€
  • Assiette de haricots verts  4,20€
  • Assiette de pommes frites  3,60€

Les gourmandises 'maison'

  • Crème caramel  3,90€
  • Crème brûlée  4,90€
  • Baba au rhum, crème chantilly  4,50€
  • Tarte du jour  4,90€
  • Tarte aux pommes  4,50€
  • Mousse au chocolat  4,50€

Les plats

    Les viandes

  •  
  • Steak pommes frites  12,50€
  • Andouillette de Troyes grillée  13,90€
  • Escalope de veau normande  14,90€
  • Entrecôte grillée  15,10€
  • Rumsteak poivre  14,90€
  • Bavette grillée  13,90€
  • Tripoux d'Auvergne, pommes vapeur  13,90€

    Les poissons & volailles

  •  
  • Pavé de Saumon poêlé  13,90€
  • Poulet fermier rôti  12,90€
  • Confit de canard  13,90€

    Les pâtes

  •  
  • Spaghetti bolognaise  11,90€
  • Tagliatelles carbonara  12,50€

Les oeufs

  • Oeufs sur le plat nature (3 pièces)  4,90€
  • Oeufs sur le plat jambon  5,60€
  • Oeufs sur le plat bacon  6,50€
  • Omelette nature  4,90€
  • Omelette jambon ou fromage  5,50€
  • Omelette champignons  5,70€
  • Omelette fines herbes  5,50€
  • Omelette parmentier  5,70€
  • Omelette mixte  6,40€
  • Omelette complète  8,50€

Plan d'accès

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Plan d'Accès - Piéton/Voiture

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Paris

Cadet

Grands Boulevards

Plan d'Accès - Métro

Métro ligne 7 jusqu'à CADET
(Villejuif - Louis Aragon / Mairie d'Ivry/La Courneuve - 8 mai 1945)

Bus RATP 26, 32, 42, 48
Descendre à la station CADET

Les fromages

  • Camembert  3,60€
  • Cantal E2 AOC  4,90€
  • Saint Nectaire fermier AOC  4,90€
  • Bleu d'Auvergne AOC  4,50€
  • Fourme d'Ambert  4,50€
  • Assiette de trois fromages  9,90€
  • Assiette de deux fromages  8,10€
  • Fromage blanc  3,90€

Grignottage

Cochonnailles

  • Saucisson sec  4,50€
  • Rillettes  4,50€
  • Pâté de campagne  4,50€
  • Fritons d'Auvergne  4,50€
  • Fromage de tête  4,90€

Buffets froids et chauds

  • Soupe de légumes  5,90€
  • Gratinée à l'oignon  6,90€
  • Escargots de Bourgogne (6 pièces)  7,50€
  • Assiette de jambon blanc  5,60€
  • Assiette de charcuterie  10,90€
  • Assiette de jambon de pays  9,50€
  • Franckforts Frites  6,60€
  • Salade « Royal Cadet »  9,90€
  • Salade auvergnate  10,50€
  • Salade printanière  8,90€
  • Salade mixte  4,60€
  • Salade de bergère  11,50€
  • Assiette de haricots verts  4,20€
  • Assiette de pommes frites  3,60€
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